Comment migrer un site WordPress étape par étape ?

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Vous voulez migrer un site WordPress ? Dans cet article, je vous explique comment le faire étape par étape en toute sécurité.

Table des matières

Quand on veut migrer un site WordPress, on a toujours un peu peur de faire des bêtises, de tout casser ou de perdre du SEO. Dans cet article, on va voir les bonnes bases pour migrer un site WordPress en toute sécurité. Mais je tiens à préciser qu’un développeur freelance sera toujours un gage de confiance pour migrer votre WordPress dans les meilleures conditions.

Dans quels cas on migre un site WordPress ?

On migre souvent un site WordPress quand on change d’hébergeur pour gagner en vitesse, en fiabilité ou en support. Ça arrive aussi lors d’un passage de HTTP à HTTPS, d’un changement de nom de domaine, ou quand on veut fusionner deux sites.

Autre cas très courant, le besoin de passer d’un environnement de test à un site en ligne, ou l’inverse pour travailler sereinement. Et parfois, c’est simplement une migration “technique” pour repartir sur une installation propre, corriger des erreurs accumulées, ou optimiser une boutique WooCommerce qui commence à devenir lourde.

Quel est le risque d’une migration WordPress mal faite ?

Le risque le plus visible, c’est un site qui tombe en panne, avec une page blanche, des erreurs 500, ou des liens qui ne fonctionnent plus. Mais le vrai problème, c’est tout ce qui se voit moins au début.

Une migration mal faite peut casser des images, modifier des URLs, provoquer des erreurs de base de données, ou faire sauter des réglages importants. Côté SEO, vous pouvez perdre du trafic si les redirections ne sont pas propres ou si Google se retrouve face à des pages introuvables. Et sur une boutique, le pire scénario, c’est de perdre des commandes, des comptes clients, ou de créer des bugs au niveau du paiement.

Quels sont les différents types de migration ?

Il y a d’abord la migration d’hébergement, quand vous gardez le même nom de domaine mais que vous changez de serveur. Ensuite, la migration de domaine, quand l’adresse du site change, ce qui demande souvent des redirections et des vérifications SEO plus poussées.

On trouve aussi la migration d’environnement, par exemple d’un site local ou de staging vers la production. Et il existe la migration partielle, quand vous ne déplacez qu’une partie du site (une section, un sous-domaine, une boutique). Enfin, certaines migrations sont liées à une refonte, où le design et parfois la structure changent en même temps, ce qui demande encore plus de rigueur.

Que faire avant de migrer un site WordPress ?

Avant toute chose, il faut sécuriser le terrain avec une sauvegarde complète du site, fichiers et base de données. Ensuite, vérifiez les accès (FTP, base de données, panneau d’hébergement), et notez les réglages importants, comme les DNS, les versions PHP, ou les extensions actives.

Pensez aussi à mettre à jour WordPress, le thème et les plugins, sauf si le site est fragile et que vous préférez figer l’existant pour migrer à l’identique. L’idéal reste de faire un test de migration sur un environnement de staging, puis de planifier l’opération sur un moment creux, avec une page de maintenance si nécessaire. Une dernière vérification des URLs, des permaliens et des redirections vous évite beaucoup de mauvaises surprises.

Les 3 options pour migrer un site WordPress

Pour migrer un site WordPress, vous avez trois approches qui marchent très bien, à condition de choisir la bonne selon votre contexte. Si le site est plutôt simple et que vous voulez aller vite, un plugin fait souvent l’affaire. Si vous avez un gros site, une boutique, ou des contraintes techniques, la migration manuelle reste la plus sûre. Et si vous préférez déléguer au maximum, beaucoup d’hébergeurs proposent une migration assistée, voire totalement automatique, ce qui peut vous faire gagner du temps.

Option A : Migration avec un plugin (la plus simple)

La méthode “plugin” est parfaite quand vous voulez une migration rapide, sans toucher à la base de données ni aux fichiers à la main. En général, vous exportez le site depuis l’ancien hébergement, puis vous l’importez sur le nouveau, et le plugin s’occupe du reste.

C’est pratique pour un site vitrine, un blog, ou un WordPress classique avec peu de spécificités. En revanche, sur un site très lourd, certaines limites apparaissent vite, comme les plafonds d’upload, les timeouts serveur, ou des migrations qui passent… mais laissent des petits bugs derrière. Dans ce cas, il faut prévoir des contrôles plus stricts après coup.

Option B : Migration manuelle (la plus fiable quand c’est gros ou spécifique)

La migration manuelle demande un peu plus de méthode, mais c’est souvent la plus propre quand le site est volumineux, très personnalisé, ou sensible (WooCommerce, espace membre, multi-sites, gros volume médias). Vous copiez les fichiers du site, vous exportez et importez la base de données, puis vous ajustez les paramètres pour que tout pointe au bon endroit.

L’avantage, c’est que vous contrôlez chaque étape, et vous pouvez adapter la procédure à votre cas exact. L’inconvénient, c’est qu’une petite erreur peut vite coûter cher, notamment sur les URLs, les droits de fichiers, les préfixes de tables, ou les configurations serveur. Si vous êtes à l’aise techniquement, c’est une excellente option.

Option C, migration via l’hébergeur (assistée ou automatique)

Beaucoup d’hébergeurs proposent un service de migration, parfois inclus, parfois payant. Selon le prestataire, ça peut aller d’un simple outil automatique à une migration faite par un technicien, avec vérifications et ajustements.

C’est une bonne solution si vous voulez minimiser les manipulations et réduire le risque d’erreur humaine. Par contre, la qualité varie beaucoup d’un hébergeur à l’autre. Certains transferts sont très propres, d’autres se contentent de “copier-coller” le site sans optimiser ni vérifier les détails. Le bon réflexe, c’est de demander ce qui est inclus exactement, et de prévoir quand même une checklist de contrôle après la bascule.

Les 6 étapes pour migrer un site WordPress

Une migration WordPress se passe bien quand elle suit un déroulé clair. L’idée est simple, vous préparez une sauvegarde exploitable, vous remontez un WordPress propre sur le nouvel hébergement, puis vous importez le site en vérifiant que tout se recolle correctement. Même si la méthode varie selon que vous utilisiez un plugin, une migration manuelle ou l’assistance de l’hébergeur, ces étapes restent une base solide. Et plus le site est gros ou critique (blog très visité, boutique, espace membre), plus ce cadre vous évite des surprises.

Étape 1 : Préparer une sauvegarde “export”

Avant de toucher à quoi que ce soit, il faut une sauvegarde complète et “transportable”. Concrètement, vous devez récupérer les fichiers WordPress (thème, plugins, uploads) et la base de données. Si vous passez par un plugin, l’export se fait souvent en un fichier unique, ce qui est très pratique.

Pensez aussi à noter quelques infos utiles, comme la version de PHP, la taille de la base, et les éventuelles règles spéciales dans le fichier .htaccess. L’objectif est d’avoir un point de retour fiable si quelque chose se passe mal, et un export propre qui s’importera sans bricolage.

Étape 2 : Créer le site WordPress sur le nouvel hébergement

Sur le nouvel hébergement, commencez par installer un WordPress “vide” et fonctionnel. Cela permet de vérifier que le serveur est correctement configuré (PHP, HTTPS, accès FTP, base de données) avant d’injecter votre site.

Profitez-en pour préparer une base de données propre, un utilisateur avec les bons droits, et un nom de domaine ou un sous-domaine de test si vous voulez faire la migration sans couper le site actuel. Cette étape est souvent sous-estimée, alors qu’elle évite beaucoup d’erreurs lors de l’import.

Étape 3 : Importer la sauvegarde

Une fois le nouveau WordPress prêt, vous pouvez importer la sauvegarde. Avec un plugin, c’est généralement une importation en quelques clics. En manuel, vous copiez les fichiers, vous importez la base, puis vous mettez à jour les informations de connexion dans le fichier wp-config.php.

Après l’import, prenez le temps de vérifier les permaliens, les images, les pages principales et, si vous avez une boutique, tout le parcours panier-paiement. Le but est de repérer tout de suite les problèmes liés aux URLs, aux droits de fichiers ou aux extensions qui réagissent différemment selon l’hébergement.

Étape 4 : Vérifier l’URL, les permaliens, les médias

Une fois la sauvegarde importée, le réflexe est de tout passer en revue comme un visiteur le ferait. Vérifiez d’abord l’URL du site dans WordPress, puis les permaliens, car un simple réglage peut provoquer des pages en 404. Ensuite, parcourez quelques pages au hasard et assurez-vous que les médias s’affichent bien, surtout les images dans les anciens articles.

Sur un site plus lourd, prenez aussi le temps de contrôler les menus, les formulaires et les blocs dynamiques. Une migration réussie, c’est souvent une migration où l’on a repéré les petits détails avant qu’un client ne tombe dessus.

Étape 5 : Corriger les liens si changement de domaine

Si vous changez de nom de domaine, il faut mettre à jour les liens internes et les anciennes URLs stockées dans la base de données. Sinon, vous risquez d’avoir des images qui pointent encore vers l’ancien domaine, des boutons qui renvoient au mauvais endroit, ou des pages qui mélangent ancien et nouveau site.

Le plus propre, c’est de faire un remplacement dans la base en prenant en compte les données sérialisées, car WordPress en utilise beaucoup. Et côté SEO, prévoyez des redirections 301 page par page, pour que Google et vos visiteurs arrivent au bon contenu sans rupture.

Étape 6 : Tester avant de faire le changement DNS

Avant de modifier les DNS, il faut tester le site sur le nouvel hébergement comme s’il était déjà en production. Ouvrez plusieurs pages, testez la recherche, les formulaires, la connexion, et si vous avez une boutique, faites un test complet panier jusqu’au paiement (même en mode bac à sable).

Vérifiez aussi la vitesse, le certificat SSL, et les éventuels emails envoyés par le site. L’idée est d’arriver au moment du changement DNS avec un site prêt, stable, et validé. Comme ça, la bascule devient une formalité plutôt qu’un stress.

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